COSTA SEPTENATANA AUX MULTIPLES POUVOIRS HORS DU COMMUN

Compte-rendu de l’interview organisée par le journaliste Randy Bagrashivlash, d’Ominous Investigation, section Préhistorvilles. C = Costa, R = Randy

Ce matin du dimanche 26 août 2007, Costa m’attend à la terrasse d’un café du 16e arrondissement de Malether ([1]). Notre jeune femme de 25 ans a tout pour séduire : beau visage au regard assez intelligent et vif, longue chevelure noire, taille moyenne-grande, teint métissé, formes généreuses, mini-jupe, blouson et bottes assez sexys. Dommage qu’elle soit seule et qu’elle le veuille mordicus… !

R

:

Bonjour, Costa !

C

:

Salut, Randy !

R

:

Nous sommes ici pour que vous nous parliez de manière assez ramassée de vos multiples dons et pouvoirs peu ordinaires.

C

:

Je sens dans votre voix une espèce d’attirance pas trop désintéressée.

R

:

Mais non, voyons !

C

:

Eh, faut pas mentir ! Je lis, si je le veux bien, jusque dans les parcelles les plus enfouies de la pensée d’un individu. Bof ! J’ai l’habitude et ça passe pour cette fois. J’aurais dû me vêtir moins exposé…

R

:

Comme nous y sommes… Ces talents de télépathe, c’est depuis quand que vous les exercez ?

C

:

Ces talents, comme vous dites, ainsi que tous mes autres pouvoirs, je les développe depuis, me semble-t-il, ma naissance ou, à tout le moins, depuis que je suis gosse.

R

:

Hormis le fait que vous lisiez dans les têtes des gens, seriez-vous dotée de facultés de contrôle mental ?

C

:

Ouais ! Pour cela, cependant, il est indispensable que celui à qui je veux suggérer un comportement me regarde droit dans les yeux durant au moins cinq secondes. Avec un peu d’effort toutefois, il peut m’arriver de contrôler huit à douze individus sans que je les fixe des yeux.

R

:

De tels pouvoirs font carrément de vous le maître du monde !

C

:

N’exagérons rien. Il suffit que vous portiez un casque métallique ou que j’en porte moi-même pour annuler tous les effets. Bien évidemment, ce n’est pas à tous les coins de rue que l’on vend des casques en fer ou en cuivre.

R

:

Ça fait toujours de vous le maître du monde…

C

:

Non. J’ai constaté il y a bien longtemps qu’une espèce de force ou d’entité joue le rôle de régulateur afin d’éviter tout débordement. C’est ainsi que je n’ai toujours pas accès à certains secrets d’État ou aux codes de carte de crédit d’Untel (à moins qu’il ait la bonté de me le communiquer verbalement ou par écrit de son plein gré). Et croyez que je me suis maintes fois amusée à le faire.

Quant au contrôle de pensée, sur le moment, ça marche. Mais les conséquences ne tardent guère si ce que j’ai obtenu de quelqu’un viole le sens éthique ou moral. Lorsque j’avais 17 ans, je suis parvenue, dans une crise d’adolescence, à suggérer au plus beau mec du lycée de coucher avec moi. C’était le pied, certes. Cependant, durant presque six mois, j’étais privée de tous mes pouvoirs et sujette à des troubles digestifs intempestifs durant presque un an ! Je me rappelle avoir raté une épreuve pour avoir quiché sur ma copie. Et chose inhabituelle, j’avais pas vu venir…

R

:

Demain, je m’achète un casque à l’Hétérodyne ([2]) !

C

:

Très drôle…

R

:

Disons à présent un mot sur vos dons médiumniques.

C

:

Vous savez, la médiumnité comporte tant d’aspects… du voyage astral aux diverses prémonitions en passant par l’hypnose dans tous ses états.

R

:

Si vous nous parliez de tout cela ?

C

:

Je vais essayer de résumer.

Concernant les voyages astraux, je peux dire qu’il ne se passe pas une seule nuit que je n’en pratique pas.

R

:

Et comment dormez-vous alors ?

C

:

Au début, en effet, quand ça m’arrivait spontanément, sans exercices ni techniques de relaxation, je me réveillais assez épuisée. Aujourd’hui, j’y prends goût et parviens à canaliser mes pulsions cosmiques, si c’est ainsi que je doive m’exprimer. J’avoue que je maîtrise pas mal d’arcanes du monde astral, de haut comme de bas niveau. Quoique nul ne puisse vraiment comprendre tous ces mondes parallèles dans leur totalité.

R

:

Quand bien même vous connaîtriez pas mal d’aspects de l’ « autre côté », j’ose croire que vos synapses et vos neurones ont besoin de repos.

C

:

Bah ! Une heure de sommeil par jour me suffit largement et je peux me passer de roupiller 14 jours d’affilée !

R

:

Est-ce que vous croyez à la réincarnation ?

C

:

Question aussi stupide que de demander si j’avale par la gorge ! Douter de cette loi universelle serait remettre en cause la notion d’un Créateur de tout ce qui est. Encore que le présent, le passé et le futur, selon moi (et je ne suis pas la seule à le constater) ne sont que des mots pour désigner un même état dimensionnel de quatrième palier : le temps, immuable et mouvant à la fois.

R

:

Là, je ne pige plus !

C

:

Normal… La couleur de votre aura trahit un raisonnement cartésien aux bornes trop resserrées.

R

:

Et vous seriez la réincarnation de quel illustre personnage imaginien, entre autres ?

C

:

L’esprit d’un sage ayant vécu il y a environ 50 000 ans dans la Cité Évoluée ([3]), à Lourd, anime ce corps de jeune femme qui répond à vos questions.

R

:

Hein ? L’esprit d’un homme dans le corps d’une femme ?!

C

:

C’est rare, mais ça survient… Comme le sujet semble vous troubler, je préfère aborder le thème de la prémonition, si ça ne vous dérange pas.

R

:

Du tout, du tout !

C

:

Je suis pleinement en mesure, simplement en vous regardant durant une minute, de prédire les phases clés de votre avenir. En touchant le dos de l’une de vos mains, je peux même appréhender les circonstances de votre décès. Une petite démonstration ?

R

:

Sans façon ! Ni du regard ni des mains !

Puis-je vous interroger sur un truc à la fois angoissant et bidon ?

C

:

Sur la fin d’Imaginos ?

R

:

Comment savez-vous ?  Ah, j’oubliais… Votre don de télépathie.

C

:

Notre mini-monde, selon mes sources, ne sera pas détruit au sens que le commun des mortels l’entend. Il va se transformer en un clin d’œil et basculer dans un autre état palpable et subtil plus élevé.

R

:

Quand cela arrivera-t-il ?

C

:

Au moment où 95% de la population subira un éveil de conscience. Rassurez-vous, vu l’état de crasse et de bassesse de l’âme de la plupart de mes compatriotes, c’est pas demain la veille que pareille transformation s’opérera…

R

:

Et de quelle façon vous mourrez ?

C

:

Cela vous surprendra, mais je l’ignore. Tout comme la date de ma sortie de cette enveloppe m’échappe totalement.

R

:

Étrange, en effet…

C

:

Possible que certaines entités haut placées ne désirent guère que de telles informations me détournent de ma mission sur ce plan.

R

:

Une autre question terre à terre : quelle est votre date de naissance ?

C

:

Le 19 novembre 1982.

R

:

Hum…

C

:

Eh, attention à ce à quoi vous pensez ! N’imaginez pas un seul instant que comme je suis d’un signe d’eau, vous allez pouvoir vous servir de mes dispositions naturelles qui poussent, je le reconnais, à séduire. Si vous continuez à développer de telles ondes négatives, je vous contraindrai d’arrêter cette interview !

R

:

Veuillez me comprendre, Madame Costa. Tout homme normalement constitué ne restera pas indifférent à votre port assez… remarquable.

C

:

Bon. Je supporterai. Tournons la page et abordons un autre volet.

R

:

Avant, j’aimerais savoir si vous croyez à des êtres non imaginiens pilotant des vaisseaux spatiaux.

C

:

Voilà une conception caricaturale de cette réalité qui est bien plus complexe que vous ne l’imaginez. Y parler ici prendrait des heures et fait l’objet d’un de mes livres. Retenez à ce niveau qu’autant des créatures d’autres planètes, d’autres univers et d’autres dimensions que des créatures imaginiennes tridimensionnelles, mais camouflées, visitent notre mini-monde. Pour le commun des mortels, tout cela est aussi touffu que les cheveux de ma grand-mère. Quant à d’éventuels vaisseaux, oui, il y en a. Et tous ne sont pas nécessairement physiques au sens où nous l’entendons. Quantité d’écrivains et de témoins ont eu à le vérifier.

R

:

OK, quittons l’aspect spirituel de vos dons pour évoquer des facettes plus matérielles. Il semble, par exemple, que vous avez le pouvoir de déplacer des objets de toutes tailles.

C

:

De toutes tailles ? Décidément, on vous a sacrément bien renseigné ! M’a-t-on déjà vu déplacer des montagnes ou des immeubles 30 étages !... Il ne m’est pas impossible de déplacer ce verre et ce bouquin en même temps… (Devant mes yeux écarquillés, Costa fait léviter ces objets apparemment sans le moindre effort). Par contre, je suis incapable de soulever des masses excédant une tonne environ.

R

:

Ma foi, c’est déjà pas mal. Vous pouvez également transporter dans les airs des personnes ou des bêtes, disons une charge de 800 kilos composée de sept lourds individus et d’un pourceau ?

C

:

Avec un peu de concentration. Toutefois, je ne peux soulever un corps à plus de 50 m de hauteur ni l’emporter à l’horizontale à plus de 300 mètres, quelle que soit sa masse.

R

:

Et pourquoi toutes ces limites ?

C

:

J’avoue que je n’en sais trop rien. Psychiquement, je me crois en mesure de soulever des masses de poids indéterminé. Alors que je tente l’expérience sur des choses excédant 1000 kg, une drôle de force s’oppose à mes pouvoirs. Cette force, il est important que je le précise, n’a rien à voir avec le poids, la masse ou la gravitation. Elle paraît extérieure à l’objet à soulever et à sa nature physique. Je soupçonne une fois de plus cette entité régulatrice qui m’empêche peut-être de faire des bêtises.

R

:

C’est tant mieux pour tout le monde. Si vous deviez délocaliser le Mont Aïcapik de Fibreux, quelle perte immense ce serait pour notre chère région !...

C

:

D’où tirez-vous ce sens de l’humour ?

R

:

Un don… Dites un peu, à part soulever des masses, savez-vous traverser des corps solides, comme un mur ou une porte ?

C

:

Aussi bizarre que cela paraisse, nenni ! Néanmoins, j’ai quelque pouvoir de guérison. Si je me concentre suffisamment et que la personne souffrante possède un haut degré de foi, certaines plaies ou lésions s’estomperont, voire disparaîtront. Mêmement pour les maladies diverses, y compris celles que Dame la Science considère à ce jour comme incurables. Un toucher de la partie atteinte, ou de la tête si tout le corps n’est pas bien portant, est nécessaire. La séance peut durer jusque huit heures ! Personnellement, je n’aime pas trop pratiquer ce don : il est fort épuisant.

R

:

Est-ce que vous tombez malade ?

C

:

Comme tout le monde. Sauf que je me soigne la plupart du temps soit au moyen de plantes médicinales, soit à l’aide de l’homéopathie, soit encore grâce au zen macrobiotique ou à toute autre technique méditative.

R

:

Et ça marche ?

C

:

Vu les maux dont j’ai souffert, si ça marchait pas, je serais pas ici pour m’entretenir avec vous ! Je lis dans vos pensées une question peu sensée que vous vous apprêtez à poser. J’y réponds : oui, je suis dans l’incapacité totale à remettre à sa place un membre amputé. Mais il m’est toujours possible de replacer un os luxé ou de réduire une luxation.

R

:

Savez-vous faire disparaître un objet ou un homme ?

C

:

Il ne s’agit pas d’une disparition au sens de la dématérialisation, mais d’une invisibilité. La chose ou la personne est toujours présente dans ce plan tridimensionnel, toujours palpable, toujours matérielle, mais indiscernable à la vue. Les mêmes contraintes de masse que celles du déplacement valent ici : je ne peux faire disparaître plus d’une tonne à la fois.

R

:

Ce don vous demande-t-il des efforts particuliers dans son exercice ?

C

:

La simple pensée suivie du regard suffit. Mais comme d’habitude, la fameuse force ou entité régulatrice me remettra les pendules à l’heure si je fais disparaître un individu ou une chose sans raison valable (colère, blague ou toute autre envie/sentiment négatif).

R

:

La disparition est-elle progressive ou instantanée. Elle dure combien de temps ?

C

:

La disparition est aussi soudaine qu’un clin d’œil. Elle varie, selon des paramètres que je ne maîtrise pas, d’une demi-heure à plusieurs jours, parfois deux semaines ! Raison pour laquelle je me garde bien de m’amuser avec ce pouvoir.

R

:

Pouvez-vous vous rendre invisible ?

C

:

Aussi facilement que je vous parle. (À l’instant, je perds Costa de vue). Et je peux régler à volonté la durée de mon invisibilité.

R

:

Même si vous dormez ?

C

:

Même dans un profond sommeil. Toutefois, comme je l’ai déjà dit, si de mauvaises intentions m’animent quant à l’usage de ce don, je réapparais immédiatement après avoir nourri ces nuisibles pensées. Voulez-vous que je redevienne visible ?

R

:

Votre sourire ravageur me manque… (Costa rigole et réapparaît). D’aucuns racontent que vous êtes dotée d’ubiquité.

C

:

Aucun humain ne peut se retrouver partout à la fois. En revanche, je pratique la bilocation, mais généralement inconsciemment.

R

:

Expliquez-nous un peu cela…

C

:

Une ou deux fois, des connaissances et amis m’ont rencontrée et ont même échangé avec moi à X endroit, alors que je piquais tranquillement un somme dans ma chambre à Y endroit, à plus de 4 000 km du lieu de ma rencontre !

R

:

Un voyage astral, peut-être ?

C

:

Possible. Mais alors d’un autre type. Je comprends que chaque fois que je me réveille après ce genre de situation, je me souvienne de chaque fait et de chaque geste de mon double. Je ne m’explique guère pourtant par quel tour cosmique mon double est matériel… Heureusement, cela m’arrive rarement, en moyenne une fois tous les dix ans. J’ai cependant un pouvoir meilleur que la bilocation.

R

:

Lequel donc ?

C

:

Avec un minimum d’imagination et de concentration, en touchant mon front avec le bout de mon index, il m’est loisible de disparaître et d’apparaître presque à la seconde à un autre endroit tridimensionnel, peu importe les distances !

R

:

C’est carrément de la téléportation sur le plan physique et mental ! Fabuleux ! Ça vous épargne pas mal de billets.

C

:

Et comment !

R

:

Avez-vous déjà tenté de quitter Imaginos pour explorer l’espace ?

C

:

Bien entendu, et sans succès… J’ai la nette impression que mes dons ne peuvent s’exercer que dans la biosphère imaginienne. Et je ne le répéterai jamais assez, lorsqu’il est question de faire mauvais usage de mes pouvoirs, soit ça ne marche pas comme il faut, soit si ça marche, les conséquences sur mon être seront plus ou moins désagréables à court ou moyen terme.

R

:

Un exemple ?

C

:

Pas plus tard qu’il y a huit mois, j’ai sauvagement insulté l’un de mes collègues psychologues qui a osé me tapoter le derrière. Il s’est tellement senti offusqué qu’il a illico porté plainte au commissariat du coin de l’avenue. On s’est saisi de moi et je ne pouvais pas contrôler l’esprit des poulets. On m’a jeté au cachot où j’ai essayé de me téléporter. Tout ce que j’ai réussi à obtenir était une minable apparition dans le bureau du commissaire en chef, à quelques pas de ma cellule ! Après avoir payé la caution, je m’étais juré d’auto-suggérer une saloperie à mon collègue. Cette simple idée me donna d’horribles céphalées durant presque 24 h.

R

:

Oh là ! On n’a pas vu le temps passer. On touche presque à la fin de cet entretien des plus passionnants. Parlons, pour achever en beauté, du pouvoir que tous vous connaissent avoir : le vol. Est-ce un don inné ou acquis au fil du temps ?

C

:

Depuis ma prime enfance, je lévite sans effort. Je suis d’ailleurs plus à l’aise en état de flottement qu’assise sur un siège ou sur toute autre surface. J’ai commencé véritablement à voler dès l’âge de 15 ans.

R

:

Y a-t-il un plafond en termes de hauteur ou de vitesse ?

C

:

Disons que je ne peux dépasser 1 500 m d’altitude au-dessus du plancher des vaches, que le sol soit plat ou montagneux. Pour ce qui est de la vitesse, je n’ai jamais dépassé Mach 1, c’est-à-dire plus ou moins 1060 km/h.

R

:

Aucune limite physique ou psychique ?

C

:

Psychiquement, je ne fournis quasiment aucun effort. Seule l’entité régulatrice m’empêche de monter trop haut ou d’aller trop vite. Physiquement, évidemment, ça creuse. Je dois me ravitailler tous les 3000 km environ et j’ai tellement la dalle que j’engloutis couramment six hamburgers pour faire le plein d’énergie !

R

:

Comment ingurgitez-vous de telles quantités ?

C

:

Je ne sais pas trop. Une fois, mes yeux étaient plus gros que mon ventre. J’ai largement dépassé la quantité que je pouvais tolérer. Je me suis sentie si pleine et si mal qu’un doigt dans la gorge fut la seule voie de soulagement immédiate. Je vous épargne volontiers les détails. J’apprends à me maîtriser au jour le jour.

R

:

Pouvez-vous transporter des charges durant vos vols ?

C

:

Oui. Pas plus de 60 kg. Au-delà, je ne peux même pas décoller.

R

:

Volez-vous à la verticale ou en douceur ?

C

:

Généralement, je vole et je décolle en douceur. Mais pour épater la galerie, j’aime bien décoller à vitesse grand V, les bras le long du corps. Port de babouches exclu et il faut bien lacer ses chaussures…

R

:

Une dernière question, en guise de conclusion : compte tenu de vos si merveilleux pouvoirs, n’y a-t-il pas une foule de détracteurs qui veulent votre peau ?

C

:

Depuis que je suis bébé, lorsque mon être sent une agression mortelle, soit il développe un mécanisme de défense, soit il s’abstient d’agir. Ma mère ne cesse de me raconter que quand j’avais neuf mois, une grosse noix de coco se détacha de son arbre et s’apprêta à tomber sur ma petite caboche. À deux mètres de mon visage, ladite noix s’immobilisa. Ma mère s’en saisit. Au toucher, elle semblait un peu tiède et très légère. Ce n’est que lorsqu’elle l’écarta de mon visage qu’elle reprit son poids normal. Mieux : en 2000, le mec que j’avais forcé à avoir des rapports sexuels avec moi, pour lui avoir avoué mes tours, voulut, mû par je ne sais quels démons, m’assassiner. Il entra par effraction et visa une arme de fort calibre sur ma poitrine. J’entendis un coup de feu retentissant qui alerta le quartier, suivi de hurlements de douleur. C’était le garçon qui venait de se loger une balle dans sa propre jambe droite !

R

:

Qu’est-ce donc à dire ?

C

:

Soit dans mon sommeil, mon esprit à suggéré au monsieur de se tirer dessus, soit la force régulatrice y était pour quelque chose. Toujours est-il que je n’ai pas senti le gars s’approcher : le voyage astral que j’ai entrepris cette nuit-là m’emporta dans des sphères assurément trop hautes

R

:

A-t-on été tenté de vous empoisonner au cours de votre existence ?

C

:

Je croyant en vous entendant que vous aviez depuis longtemps posé votre dernière question.

R

:

Euh… Je constate qu’il me reste encore cinq minutes…

C

:

Faux ! C’est juste ma compagnie qui vous charme. N’essayez pas de me tromper, je lis dans vos pensées, ne l’oubliez pas. Comme cependant je me suis levée de fort bonne humeur ce matin, je réponds. On cherche à nuire à ma santé physique et mentale de mille une manières. Je me suis toujours fiée à mon intuition. Quand mon cœur me dit « Ne mange pas », « Ne sors pas » ou encore « Tais-toi », je m’exécute sans délai… Quand quelqu’un ou quelque chose d’assez puissant m’attaque psychiquement, j’ai dans mon carquois tout un tas de combines pour contrer ces mauvais coups.

R

:

Vous est-il possible de tuer un quidam psychiquement ou à l’aide de vos pouvoirs ?

C

:

Théoriquement oui. En réalité, cela ne m’a guère encore été permis. J’ai plus d’une fois machiné ôter la vie à plus d’un politicien véreux. Rien que d’y penser, la force régulatrice me fout une migraine durant des minutes, parfois des heures.

R

:

Eh bien, je crois que j’en ai fini avec vous, Madame Costa. Le mot de la fin ?

C

:

Un homme spirituellement peu élevé ne vaut pas mieux qu’un vieux mollard d’asthmatique grippé.

R

:

Très profond…

ADDENDA : COSTA SEPTENATANA EN QUELQUES MOTS

Nom et post-nom

:

Costa SEPTENATANA

Sexe

:

Féminin

Date et lieu de naissance

:

Mollovilles, le 19.11.1982

Taille et poids

:

1 m 75, 72 kg

Adresse habituelle

:

76, Boulevard Anguleux, 16020, Mollovilles.

État civil

:

Célibataire, et sans mec.

Études faites

:

Primaires et secondaires au Lycée Merlin l’Enchanteur. Diplômée en Belles-Lettres avec mention « Distinction » (78%).

Licenciée en Psychologie de l’Université Scarabreux à Préhistorvilles.

Profession

:

Hypno-thérapeute indépendante.

Écrivaine dans ses heures perdues. Auteur d’un best-seller (« Splendeurs Imaginales et Majestuelles », Éditions Orgones de Vie, Toutouvilles, 2006).

Sa passion

:

Aider les autres.

Ses hobbies

:

Méditations, promenades à vols physiques, débats tournant sur le paranormal.

Elle déteste

:

Les injustices, les menteurs, les raisonnements primaires.


[1] Malether = Préhistorvilles

[2] L’Hétérodyne est une surface marchande des plus achalandées présente un peu partout à Imaginos

[3] La Cité Évoluée est l’équivalent terrestre de l’Atlantide. Elle maîtrisait à la fois de grands pans de la science rationaliste et des méandres insoupçonnés de haute spiritualité.